Dans la suite logique des « 1 week-end, 1 course » de ce mois de mars, je me suis alignĂ©e samedi dernier (bon, comme j’ai mis deux semaines Ă poster l’article, c’est plutĂŽt samedi d’avant) sur le 30km de l’Ecotrail de Paris. Et si ce n’est que ma 4e plus grosse course en termes de distance, je pense qu’elle rentre aisĂ©ment sur le podium de mes meilleurs souvenirs depuis que j’ai commencĂ©.
J’ai eu l’extrĂȘme honneur/bonheur/chance de gagner un dossard avec Campus, Salomon et I-Run. Et avec ce dossard (qui est dĂ©jĂ un super cadeau), allait Ă©galement une tenue intĂ©grale de la marque Salomon que j’ai pu tester (et garder car elle Ă©tait trop cool) pendant la course.
Etape 1 : Récupérer la tenue
L’idĂ©e initiale de la marque Ă©tait d’envoyer la tenue par la Poste, mais connaissant les problĂšmes de livraison de plus en plus courants, ils ont finalement dĂ©cidĂ© de les mettre Ă disposition dans une boutique I-Run (bien Ă©videmment, c’Ă©tait pas celle Ă 10 min de mon boulot mais celle Ă L’AUTRE BOUT de Paris).
C’est donc au terme d’une heure de transport que je suis arrivĂ©e dans la fameuse boutique qui…. n’Ă©tait absolument pas au courant du fait que trois personnes allaient venir rĂ©cupĂ©rer une tenue Salomon offerte. Il a donc fallu une heure quarante-cinq d’attente, de recherches, d’appels, et d’aide de Campus qui, dans ce cas, Ă©tait la seule personne compĂ©tente, pour que je puisse enfin repartir avec ma merveilleuse tenue. Et en vrai, je ne vais pas vous mentir, si j’avais dĂ» attendre une heure de plus, ben j’aurais attendu tellement elle Ă©tait incroyable.
Etape 2 : La veille de course
Ăa arrive rarement mais j’ai passĂ© la veille de course seule Ă l’appart, Alex Ă©tant en soirĂ©e. Et quelle merveilleuse idĂ©e j’ai pu avoir de manger une … pizza. Oui oui, une PIZZA la veille de course.
Bon, j’Ă©tais un peu stressĂ©e car, si quand j’ai reçu la nouvelle du dossard offert j’Ă©tais on fire et trop motivĂ©e, plus le temps est passĂ© et plus le traumatisme de la SaintĂ©Lyon se rĂ© ouvrait en entendant le mot « trail » dans un nom de course. Mais bon, j’y allais pour le fun (on dit toujours ça) (ça a pas du tout Ă©tĂ© fun), alors j’ai tentĂ© comme je le pouvais de me rassurer.
Etape 3 : La course
Quand on en a parlĂ© avec Alex, il me disait que j’allais le faire en 3h30 voire 4h. Assez loin d’imaginer ce que c’Ă©tait un TRAIL, j’avais dit que mon objectif Ă©tait de le faire en 3h Ă 3h30. J’ai vite compris (Ă la premiĂšre semi gamelle dans la boue) que faire du 10km/h serait impossible et je me suis alors lancĂ©e Ă la conquĂȘte du sub 3h30. Et c’Ă©tait pas gagnĂ©.
On est parti vers 9h dans la deuxiĂšme vague, celle qui suivait les Ă©lites, sous la grisaille et aprĂšs avoir survĂ©cu Ă la galĂšre de garer une voiture Ă Meudon avant le dĂ©part d’une course. Moi qui ai connu une Ă©dition de SaintĂ©Lyon sĂšche, j’ai vraiment trouvĂ© le terrain catastrophique avec des kilomĂštres de boue.
Les premiĂšres kilomĂštres sont passĂ©s assez tranquillement mĂȘme si j’ai commencĂ© Ă comprendre l’ampleur du fait que j’allais faire un 30 bornes et que non c’est pas quelque chose de facile ou de nĂ©gligeable.
Le premier ravitaillement 100% liquide est arrivĂ© assez tĂŽt et j’avais en parallĂšle rĂ©ussi Ă m’alimenter correctement en prenant un gel toutes les 30 min (j’espĂšre que vous ĂȘtes fiers de moi).
Tout s’est un peu compliquĂ© au 17e km : j’avais voulu tester au 10e km les gels Maurten dont tout le monde parle en en prenant un mais compte tenu du prix de ceux-ci et du fait que j’avais pas trop aimĂ©, j’ai dĂ©cidĂ© de donner la moitiĂ© Ă Alex qui m’accompagnait sur la course pour qu’il goute. Suite à ça, j’attendais le second ravitaillement qui selon moi devait arriver au 17e donc je me disais que ça ne valait pas le coup de prendre un gel alors qu’il allait (normalement) y avoir un ravitaillement 1km et quelques aprĂšs.
Sauf qu’en rĂ©alitĂ©, je ne sais pas si c’est moi qui ai mal lu les infos avant la course ou s’ils ont bougĂ© le ravitaillement, mais il a Ă©tĂ© au 22e je crois. J’ai donc Ă©tĂ© sous alimentĂ©e pendant un long moment et je pense que ça a un peu flinguĂ© ma course.
La fin de course Ă©tait sur du bitume, et si j’attendais ce moment depuis que j’avais failli glisser au moins 68 fois sur la terre, ben en fait les chaussures de trail Ă©taient tout sauf agrĂ©ables sur route et ces 10km de goudron sont rapidement devenus un enfer qui rendait le craquage mental trĂšs proche. Je m’en veux un peu mais j’ai quand mĂȘme pas mal marchĂ© sur une portion qui n’obligeait en rien Ă marcher…
Je suis finalement arrivĂ©e par miracle au bout de 3h28 (omg le sub 3h30) dans un dĂ©cor absolument fĂ©erique et avec l’immense fiertĂ© d’avoir trouvĂ© un subterfuge pour pas faire ma sortie longue de 30 bornes de prĂ©pa marathon solo dans les rues de Paris.
Etape 4 : L’aprĂšs course (la partie cool)
AprĂšs la course, Campus nous avait donnĂ© deux places (Ă Alex et moi) pour le brunch sur la pĂ©niche Salomon. Omg, il y avait la quasi intĂ©gralitĂ© des gens que je suis sur Insta sur cette pĂ©niche. Un vrai rĂȘve. J’en ai pris plein les yeux, mais j’avais les jambes presque aussi lourdes que moi au km 20 quand je demandais Ă Alex si c’Ă©tait bientĂŽt fini (en sachant trĂšs bien que non).
Etape 5 : L’aprĂšs course (la partie moins cool)
Souvenez-vous, nous avions laissĂ© la voiture Ă Meudon avant le dĂ©part. Sauf que l’arrivĂ©e, elle est pas du tout Ă Meudon mais Ă la Tour Eiffel.
AprĂšs la course, il a donc fallu aller chercher la voiture Ă 40 min de lĂ oĂč on Ă©tait. Et encore, 40 minutes c’est quand on ne mise pas sur Audrey pour retrouver la voiture sur Google Map. Parce que oui, aprĂšs 20min de RER et 20min pour aller au lieu prĂ©tendu de stationnement de la voiture, je me suis rendu compte que par je ne sais quel malheur j’avais mal renseignĂ© ce lieu et que la voiture Ă©tait Ă 20min de lĂ , Ă approximativement 2 min 40 de la gare RER dont nous venions :)) Alex a voulu divorcer, puis il s’est rappelĂ© qu’il ne m’avait pas encore demandĂ©e en mariage. :p
J’ai ensuite Ă nouveau passĂ© la soirĂ©e solo en, Ă nouveau, mangeant une pizza car Alex ce grand fou partait, le lendemain Ă 8h, sur le format 35km avec son pĂšre chez qui il a donc dĂ©cidĂ©. Y en a qui font des trucs parfois …